LES AVANTAGES ET LES INCONVÉNIENTS DE L’AUTO-ENTREPRISE

La micro- entreprise qui s’appelle maintenant l’auto-entreprise depuis le 1er janvier 2016 a été mis en place par le gouvernement afin d’encourager l’esprit d’entreprise et permettre aux individus de créer une entreprise avec des obligation excessivement réduite. La création d’une auto-entreprise Pour créer son activité l’autoentrepreneur, c’est simple tout peut se faire enligne sur ce site :

https://www.cfe.urssaf.fr/autoentrepreneur/CFE_Bienvenue l’inscription se fait en quelques clics et en moins de 48 heures vous obtiendrez votre extrait k (le k bis est réservé aux sociétés). Attention pour les activité artisanales il conviendra de suivre un stage à l’installation.

Bon à savoir : vous pouvez en tant que EIRL obtenir le statut d’autoentrepreneur, cela vous permettra de protéger vos biens personnels en cas de difficulté financière.

Des déclarations simplifiées Pour les déclarations obligatoires à effectuer là encore c’est très simple : pas besoin d’établir un bilan et si vous ne dépassez pas les seuils de la franchise de TVA (qui sont différents du seuil de chiffre d’affaires de l’au-entreprise) vous serez exonéré de TVA. Vous n’avez qu’a déclarer tous les mois ou tous les trimestres votre chiffre d’affaires à l’URSSAF et régler les cotisations sociales correspondantes.

Cette déclaration doit être faite en ligne si les chiffre d’affaires  annuels suivants sont dépassés :

  • 8 300 € pour les prestations de services ou professions libérales ;
  • 20 700 € pour les activités d’achat/vente.

Les taux sont les suivants : Vente de marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place et fourniture de logement : 12.80% Prestataires de services et professions libérales : 22% Auxquels il convient d’ajouter la cotisation à la formation professionnelle dont le taux est compris entre 0.1% et 0.3%. Attention, ce calcul s’effectue directement sur le montant de votre chiffre d’affaires et vous ne pouvez déduire aucune dépense.

Bon à savoir : les autoentrepreneurs qui bénéficient de l’ACCRE ont droit à des abattements plus favorables que les autres créateurs, en effet pendant 3 ans leurs cotisations sociales sont réduites de 75% la première année, 50% la seconde, 25% la troisème. Au autre avantage important par rapport au régime de l’entreprise individuelle ou du gérant majoritaire de SARL est de ne pas payer de cotisations sociales si votre chiffre d’affaires en nul.

Une fiscalité également simplifiée. Pour votre imposition deux solutions : Le régime classique : vous déclarez avec votre déclaration d’impôt sur le revenu votre chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année précédente. Votre impôt sera calculé en fonction des tranches d’imposition après un abattement forfaitaire de :

  • 71 % du CA si vous avez une activité d’achat vente ou de fournitures de prestations d’hébergement
  • 50 % du CA si vous exercez une autre activité relevant des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux),
  • 34 % du CA si votre activité est libérale.

Ou vous optez pour le prélèvement libératoire qui se réalise lorsque vous établissez votre déclaration à l’URSSAF. Les taux sont les suivants :

  • 1 % du CA si vous avez une activité d’achat vente ou de fournitures de prestations d’hébergement,
  • 1,7 % si vous exercez une autre activité relevant des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux),
  • 2,2 % si votre activité est libérale.

Comment choisir : si votre foyer fiscal a peu de revenu est n’est pas imposable vous aurez intérêt à ne pas opter pour le prélèvement libératoire pour éviter ainsi de payer des impôts inutilement. Une comptabilité très simplifiée. En ce qui concerne la comptabilité la seule obligation est de tenir un livre journal des recettes et un registre des achats. Cf notre Article sur les obligations comptable de l’autoentrepreneur.

Inconvénients :

L’absence de bilan L’autoentrepreneur n’établissant pas de bilan peut avoir des difficultés pour obtenir un prêt. Des cotisations sociales plus élevées Le fait de ne pas pouvoir déduire ses dépenses réelles peut être pénalisant et l’auto-entreprneur peut ainsi payer des cotisations sociales sur des montants qui pourrait être nettement plus faibles si il choisissait une forme juridique différente : entreprise individuelle ou société. 

L’Ordre des experts comptable propose ainsi un simulateur pour vous aider à faire votre choix : http://csoec.amcsa.fr/outilsflash/EIRLWebService/EIRLClient/Index.html Autre inconvénient : une moins bonne compétitivité si vous travaillez avec des professionnels.

En effet dans ce cas vos prix risquent d’être plus élevés que la concurrence. Voici un exemple : vous vendez des produits à des entreprises et vous souhaitez faire une marge de 50 euros.

Le produit est acheté 50 euros HT à des professionnels. 1- vous êtes autoentrepreneur : Il vous a coûte 50+10 de TVA = 60, vous allez le vendre 110 TTC. 2 – vous êtes assujetti à un régime réel : Il vous a coûte : 50 (puisque vous allez récupérer la TVA), vous pourrez donc le vendre 100 HT au professionnel.

Conclusion : le régime de l’autoentrepreneur a beaucoup d’avantages en terme de simplification. C’est la solution idéale pour lancer son projet et le tester sur le marché. Ce n’est par contre peut être pas la solution la plus économique et l’entreprise en développement doit s’interroger sur l’opportunité de changer de régime.

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