1. Le prêt bancaire classique (moyen / long terme)
Le prêt bancaire professionnel reste la solution la plus utilisée pour financer une EURL, notamment pour :- acheter du matériel, un véhicule, des travaux d’aménagement ;
- financer un pas-de-porte, un rachat de fonds de commerce ;
- financer un besoin de trésorerie de départ (souvent en complément d’autres dispositifs).
- un business plan crédible (marché, offre, stratégie, prévisionnel) ;
- un plan de financement et un plan de trésorerie ;
- un apport (souvent demandé) et/ou des garanties ;
- une cohérence entre capacité de remboursement et mensualités.
2. Le microcrédit professionnel (quand la banque dit non)
Si votre EURL est récente, si vous avez peu d’apport, ou si votre profil n’entre pas dans les cases bancaires, le microcrédit professionnel peut être une excellente alternative. Montants généralement constatés (France) :- jusqu’à 12 000 € pour un microcrédit professionnel “classique” (souvent utilisé pour du matériel, un stock, un lancement) ;
- parfois complété par un accompagnement (gestion, commercial, suivi) qui augmente les chances de réussite.
- Acteurs spécialisés (ex : réseaux d’accompagnement, associations de microfinance).
- Et selon votre situation : dispositifs publics/para-publics et partenaires territoriaux.
- un montant pouvant aller typiquement de 10 000 € à 300 000 € (selon la Région / le dispositif actif) ;
- une durée souvent autour de 7 ans, avec un différé d’amortissement pouvant aller jusqu’à 2 ans ;
- souvent sans garantie sur les actifs et sans caution personnelle (selon dispositif).
3. Le crédit-bail (leasing) : financer du matériel sans plomber la trésorerie
Le crédit-bail (ou leasing) permet à votre EURL d’utiliser un bien (véhicule, machine, informatique, équipement) en payant des loyers, avec option d’achat en fin de contrat. Pourquoi c’est intéressant ? ✅- souvent un financement proche de 100% du prix HT du bien (la TVA reste généralement à gérer selon le montage) ;
- préserve votre trésorerie au démarrage ;
- le bien peut être plus simple à obtenir qu’un prêt d’investissement classique dans certains cas.
4. Le financement participatif (crowdfunding) : valider le marché + lever des fonds
Le crowdfunding est utile si vous avez une offre “grand public” ou une communauté mobilisable, mais aussi pour :- pré-vendre (et financer) une production ;
- tester l’appétence du marché ;
- communiquer largement sur votre lancement.
- KissKissBankBank (campagnes avec contreparties, projets créatifs/entrepreneuriaux)
- Ulule (contreparties, projets innovants/solidaires/collectifs)
5. Le prêt d’honneur (taux zéro) : excellent levier pour convaincre la banque
Le prêt d’honneur est un prêt à taux 0, accordé à la personne (dirigeant), et très souvent utilisé comme “effet levier” pour déclencher ensuite un prêt bancaire pro. Montants fréquemment observés 💡- Initiative France : souvent dans une fourchette d’environ 5 000 € à 30 000 € (selon projets, territoires et comités).
- Réseau Entreprendre : souvent des montants plus élevés, fréquemment autour de 15 000 € à 50 000 € (selon programmes et zones).
6. Les aides publiques (subventions, avances, exonérations…) : un levier souvent sous-exploité
Selon votre activité, votre localisation, votre profil (créateur, demandeur d’emploi, innovation, transition écologique…), vous pouvez bénéficier :- de subventions (non remboursables) ;
- d’avances remboursables ;
- d’aides à l’embauche, formation, numérique, investissement ;
- de dispositifs régionaux/locaux (communautés de communes, métropoles, etc.).
7. L’affacturage : transformer vos factures en cash rapidement
L’affacturage consiste à céder vos factures clients à une société d’affacturage (factor) qui vous verse une avance de trésorerie. Ordres de grandeur usuels 💡- avance de trésorerie souvent autour de 80% à 90% du montant TTC/HT selon les contrats ;
- le solde est versé après encaissement, déduction faite des frais.
- si vous travaillez en B2B avec des délais de paiement ;
- si votre EURL croît vite et que le BFR explose ;
- si vous voulez sécuriser une partie du risque d’impayé (selon options).
8. Subventions & concours d’entrepreneuriat : financement + visibilité
De nombreux concours (publics, privés, réseaux, incubateurs) proposent :- des dotations financières non remboursables ;
- des prestations (coaching, communication, hébergement) ;
- un effet “label” utile pour convaincre banque et partenaires.
Au-delà du crédit, l'ouverture du capital à des investisseurs est une autre option : comment se préparer à une levée de fonds.