Introduction
Le statut de micro-entrepreneur séduit chaque année des milliers de Français souhaitant se lancer dans l’aventure entrepreneuriale 🧑💼. Facile à créer, souple à gérer, il permet de tester une activité ou de générer un revenu complémentaire sans lourdeur administrative. Mais derrière cette simplicité apparente se cachent des obligations fiscales, sociales et comptables qu’il faut maîtriser. Dans cet article, découvrez tout ce qu’il faut savoir pour devenir micro-entrepreneur en 2026, éviter les pièges et optimiser votre activité.
Développement
Définition du statut de micro-entrepreneur
Le micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) est un entrepreneur individuel ayant opté pour un régime ultra-simplifié. Il bénéficie d’un cadre fiscal et social allégé, sans capital minimum, avec une comptabilité simplifiée. Ce statut est ouvert à toute personne physique souhaitant exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale, à titre principal ou complémentaire.
Conditions d’accès
Le statut est accessible sans diplôme, sauf pour les professions réglementées (avocat, expert-comptable, etc.). Il est interdit pour certaines activités comme les agents immobiliers, les professions médicales ou les marchands de biens.
Il est possible de cumuler le statut avec un emploi salarié, sous conditions contractuelles. De plus, les demandeurs d’emploi peuvent créer leur micro-entreprise tout en conservant leurs allocations chômage (ARE ou ARCE).
Seuils de chiffre d’affaires
- 188 700 € HT pour les activités de vente de marchandises ou d’hébergement
- 77 700 € HT pour les prestations de services et professions libérales
Ces seuils doivent être respectés deux années consécutives. En cas de dépassement, vous basculez automatiquement dans le régime réel de l’entreprise individuelle.
Régime fiscal
Par défaut, le micro-entrepreneur est imposé à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie :
- BIC (bénéfices industriels et commerciaux) pour les commerçants/artisans
- BNC (bénéfices non commerciaux) pour les professions libérales
Un abattement forfaitaire est appliqué :
- 71 % pour les ventes
- 50 % pour les prestations de services
- 34 % pour les BNC
Cette formule n’est toutefois pas toujours la plus judicieuse, notamment si vous avez des dépenses de fonctionnement importantes, un calcul (simple) s’avère nécessaire.
Option pour le versement libératoire
Si votre revenu fiscal de référence (RFR) est inférieur à 27 478 € (célibataire), vous pouvez opter pour le versement libératoire. Vous payez alors un pourcentage fixe sur votre chiffre d’affaires :
- 1 % pour les ventes
- 1,7 % pour les prestations de services
- 2,2 % pour les professions libérales
L’option pour le prélèvement libératoire peut être une réelle opportunité si votre activité décolle très rapidement
TVA et micro-entreprise
Le micro-entrepreneur bénéficie d’une franchise en base de TVA tant qu’il ne dépasse pas :
- 85 000 € HT pour les ventes
- 37 500 € HT pour les services
Au-delà, il devient redevable de la TVA et doit la facturer à ses clients.
👉 Conseil : il peut être judicieux d’opter à la TVA même si vous ne dépassez les seuils de la fanchise de TVA
Régime social
Les cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d’affaires :
- 12,3 % pour les ventes
- 21,2 % pour les prestations de services et libérales
Avec l’ACRE (aide à la création ou à la reprise d’entreprise), ces taux peuvent être réduits de 50 % la première année.
Démarches de création
Pour créer votre micro-entreprise en 2026 :
- Rendez-vous sur le guichet unique de l’INPI
- Remplissez le formulaire de déclaration d’activité
- Fournissez une pièce d’identité, un justificatif de domicile et une déclaration sur l’honneur
Une fois l’enregistrement effectué, vous recevrez un numéro SIRET et un extrait K.
Erreurs courantes
- Oublier de déclarer son chiffre d’affaires chaque mois/trimestre, même à 0 €
- Dépasser les seuils sans anticiper le changement de régime
- Ne pas ouvrir de compte bancaire dédié (obligatoire au-delà de 10 000 € de CA pendant deux années consécutives)
- Ignorer les obligations d’assurance professionnelle (RC Pro obligatoire pour certaines activités)
Bonnes pratiques
- Automatiser ses déclarations via l’espace URSSAF
- Faire appel à un expert-comptable en cas de doute fiscal
- Anticiper la TVA dès 30 000 € de CA pour éviter les mauvaises surprises
- Suivre ses revenus avec un outil de facturation adapté
Conseils de Socic
En tant qu’expert-comptable, nous recommandons de simuler votre fiscalité avant de choisir le versement libératoire. Ce choix est irrévocable pour l’année. De plus, si votre activité évolue rapidement, envisagez une transformation vers une SASU pour optimiser votre fiscalité et votre crédibilité.
Exemples concrets
Julie, graphiste freelance : elle facture 45 000 € par an. Elle bénéficie d’un abattement de 34 %, soit un revenu imposable de 29 700 €. Elle a opté pour le versement libératoire à 2,2 %.
Marc, vendeur de vêtements en ligne : son CA atteint 90 000 €, il dépasse le seuil de TVA. Il doit désormais facturer la TVA à ses clients et la déclarer.
Checklist
- ✅ Vérifier l’éligibilité au statut
- ✅ Créer sa micro-entreprise sur le guichet unique
- ✅ Choisir son régime fiscal (classique ou libératoire)
- ✅ Déclarer son chiffre d’affaires régulièrement
- ✅ Suivre les seuils de CA et de TVA
- ✅ Ouvrir un compte bancaire dédié
- ✅ Souscrire à une assurance professionnelle si nécessaire
FAQ
Quelle est la différence entre micro-entrepreneur et auto-entrepreneur ?
Aucune. Les deux termes désignent le même régime depuis 2016.
Dois-je avoir un diplôme pour devenir micro-entrepreneur ?
Non, sauf pour les professions réglementées.
Comment déclarer mon chiffre d’affaires ?
Sur le site de l’URSSAF, chaque mois ou trimestre selon votre choix.
Dois-je payer des cotisations si je ne gagne rien ?
Non, mais vous devez quand même déclarer 0 €.
Peut-on cumuler micro-entreprise et emploi salarié ?
Oui, sauf clause contraire dans votre contrat de travail.
Qu’est-ce que l’ACRE ?
Une exonération partielle de cotisations sociales la première année.
Dois-je facturer la TVA ?
Non, sauf si vous dépassez les seuils de 85 000 € ou 37 500 € selon votre activité.
Quel est le seuil pour ouvrir un compte bancaire dédié ?
10 000 € de chiffre d’affaires pendant deux années consécutives.
Puis-je embaucher en tant que micro-entrepreneur ?
Non, vous ne pouvez pas avoir de salarié.
Comment obtenir mon code APE ?
Il vous est attribué automatiquement par l’INSEE lors de l’immatriculation.