Introduction
En 2026, la micro-entreprise reste le statut préféré des créateurs d’entreprise en France. Simple à créer, souple à gérer et fiscalement avantageux, ce régime attire aussi bien les indépendants, freelances, artisans, commerçants que les salariés souhaitant lancer une activité complémentaire. Mais derrière cette apparente simplicité se cachent des règles précises à connaître pour éviter les pièges et maximiser les bénéfices du statut. Découvrez dans cette notice complète tout ce qu’il faut savoir pour démarrer sereinement votre activité en micro-entreprise 🚀
Développement
Définition de la micro-entreprise
La micro-entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle. Elle ne constitue pas une société et ne possède donc pas de personnalité morale distincte. L’entrepreneur agit en son nom propre, ce qui implique une responsabilité illimitée sur ses biens personnels.
Depuis 2016, on parle indifféremment de micro-entrepreneur ou d’auto-entrepreneur. C’est le même statut juridique, fiscal et social.
Qui peut devenir micro-entrepreneur ?
Toute personne physique majeure (ou mineur émancipé), résidant en France, peut créer une micro-entreprise. Ce statut est compatible avec d’autres situations : salarié, étudiant, retraité, demandeur d’emploi, dirigeant de société, etc.
⚠️ Certaines activités sont exclues du régime, notamment les professions réglementées comme les médecins, avocats, experts-comptables, ou les activités agricoles relevant de la MSA.
Les plafonds de chiffre d’affaires
Pour rester en micro-entreprise, il faut respecter des seuils annuels de chiffre d’affaires :
- 188 700 € pour les activités de vente de marchandises ou hébergement
- 77 700 € pour les prestations de services et activités libérales
Un dépassement sur deux années consécutives entraîne la sortie du régime.
Fiscalité de la micro-entreprise
Le micro-entrepreneur est imposé à l’impôt sur le revenu selon un régime forfaitaire. Un abattement est appliqué automatiquement :
- 71 % pour les ventes
- 50 % pour les prestations de services commerciales
- 34 % pour les activités libérales
Il est possible d’opter pour le versement libératoire, qui permet de payer en une seule fois l’impôt et les cotisations sociales.
Régime social simplifié
Le micro-entrepreneur relève de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI). Les cotisations sont calculées en pourcentage du chiffre d’affaires :
- 12,30 % pour les ventes
- 21,20 % pour les services et activités libérales
Avec l’ACRE, ces taux sont réduits de 50 % la première année.
TVA et micro-entreprise
La plupart des micro-entreprises bénéficient de la franchise en base de TVA si leur chiffre d’affaires reste sous les seuils suivants :
- 85 000 € pour les ventes
- 37 500 € pour les services
Au-delà, vous devrez facturer et déclarer la TVA.
Démarches de création
La création d’une micro-entreprise se fait en ligne, gratuitement, via le guichet unique. Il suffit de fournir :
- Une pièce d’identité
- Un justificatif de domicile
- Une attestation sur l’honneur de non-condamnation
Obligations comptables
La comptabilité d’une micro-entreprise est ultra simplifiée :
- Tenue d’un livre de recettes
- Registre des achats (si vente de biens)
- Conservation des justificatifs pendant 10 ans
Déclaration du chiffre d’affaires
Le micro-entrepreneur doit déclarer son chiffre d’affaires chaque mois ou trimestre, même s’il est nul, sur le site de l’URSSAF.
Les aides disponibles
Les micro-entrepreneurs peuvent bénéficier de plusieurs aides :
- ACRE : exonération partielle de charges sociales
- ARCE : capitalisation des allocations chômage
- ARE : maintien partiel ou total des allocations
- NACRE : accompagnement personnalisé
Erreurs courantes
- Ne pas déclarer son chiffre d’affaires à temps
- Ignorer les seuils de chiffre d’affaires
- Confondre le chiffre d’affaires et le bénéfice
- Oublier de souscrire une assurance obligatoire
- Ne pas anticiper la sortie du régime en cas de croissance
Bonnes pratiques
- Faire une veille régulière sur les plafonds et taux
- Ouvrir un compte bancaire dédié
- Utiliser un logiciel de facturation conforme
- Tenir une comptabilité rigoureuse, même simplifiée
- Prévoir une épargne pour les charges et impôts
Conseils de Socic
En tant qu’expert-comptable, nous conseillons aux micro-entrepreneurs de :
- Simuler leur fiscalité avec et sans versement libératoire
- Préparer leur passage vers un statut plus structurant (EURL, SASU) dès que l’activité se développe
- Ne pas négliger les obligations réglementaires de leur métier (diplômes, assurances, etc.)
Exemples concrets
👉 Julie, graphiste freelance, a choisi la micro-entreprise pour tester son activité en parallèle de son poste salarié. Grâce à l’ACRE, ses charges ont été réduites de moitié la première année.
👉 Karim, vendeur sur les marchés, a opté pour le statut pour sa simplicité. Il a rapidement atteint le seuil de 188 700 € et a dû passer à l’entreprise individuelle classique.
Checklist
- ✅ Vérifier l’éligibilité de votre activité
- ✅ Choisir votre régime fiscal (versement libératoire ou non)
- ✅ Effectuer votre déclaration en ligne
- ✅ Souscrire une assurance si nécessaire
- ✅ Tenir à jour votre comptabilité
- ✅ Déclarer votre chiffre d’affaires régulièrement
- ✅ Suivre vos plafonds de CA
FAQ
Quelle est la différence entre auto-entrepreneur et micro-entrepreneur ?
Réponse : Aucune, ce sont deux termes désignant le même statut depuis 2016.
Dois-je payer la TVA en micro-entreprise ?
Réponse : Non, tant que vous ne dépassez pas les seuils de franchise en base de TVA.
Comment payer mes cotisations sociales ?
Réponse : En ligne, mensuellement ou trimestriellement, sur le site de l’URSSAF.
Est-ce que je peux cumuler avec un emploi salarié ?
Réponse : Oui, mais attention aux clauses de votre contrat de travail.
Est-ce que je peux déduire mes frais professionnels ?
Réponse : Non, un abattement forfaitaire est appliqué à la place.
Dois-je ouvrir un compte bancaire professionnel ?
Réponse : Oui, si votre chiffre d’affaires dépasse 10 000 € deux années consécutives.